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La Melitta - une cafetière culte De nos jours, déguster un bon café va tout simplement de soi, que le breuvage soit préparé à la maison avec notre propre machine, dans un bar à café branché ou dans le petit bar italien des vacances. Chacun trouve son bonheur parmi le choix immense de cafés. Mais il en a fallu du temps - et des pionniers de l'invention - jusqu'à la culture actuelle du café. L'un de ces pionniers fut, il y a tout juste cent ans, Melitta Bentz - une femme ingénieuse qui a donné son nom à la première cafetière-filtre. Aujourd'hui, à l'ère des machines entièrement automatiques, ceux qui connaissent l'ancienne cafetière Melitta la considèrent comme une cafetière culte. Mais aucun établissement ne sert plus de café-filtre. En 1908, cependant, l'invention de Melitta Bentz fut une véritable révolution. La ménagère, de Dresde, avait eu l'idée de percer le fond d'une boîte de conserve avec un clou et un marteau, de poser du papier buvard et de verser de l'eau sur du café moulu, réalisant ainsi une cafefière-filtre rudimentaire. La dame était intelligente: elle fit breveter son invention, et le 15 décembre 1908, elle fonda l'entreprise M. Bentz avec Hugo, son époux. 1936 vit l'avènement d'une amélioration capitale: le récipient contenant le filtre, jusque-là en forme de tasse, devint conique et resserré en fente en bas. Le filtre en papier, de forme trapézoïdale, fut mis au point et breveté. Aujourd'hui, le système Melitta compte encore de nombreux inconditionnels. Pour tout savoir sur l'histoire centenaire de la cafetière Melitta et son inventrice: www.melitta.fr. |
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Des bas usagés et de la patience Et quel café buvait-on avant la «Melitta»? Le breuvage était soit trop amer, soit troublé de marc, ce qui ne rendait pas la dégustation particulièrement agréable. Le café moulu était versé dans un pot en métal rempli d'eau bouillante. On retirait ensuite quelques tasses du liquide, le remettait dans le pot et posait ce dernier quelques minutes sur le feu, jusqu'à ébullition. Quand la poudre s'était déposée au fond, le café était plus ou moins clair. Il était alors reversé dans un autre pot, chauffé à l'avance. Une autre méthode consistait à faire passer le café à travers un dispositif métallique dont les perforations se bouchaient facilement. Un filtre, p.ex. un morceau de tissu, était nécessaire. En France - paraît-il - on utilisait parfois des bas usagés. Peut-être est-ce l'origine du terme «jus de chaussettes» qui désigne un mauvais café? Vers l'an 1800, il était déjà courant de verser de l'eau bouillante sur le café moulu, jusqu'à ce que l'Archevêque de Paris de l'époque invente le «percolateur», un pot dans lequel on laissait goutter l'eau à travers la poudre de café. D'autres machines furent mises au point dans divers pays d'Europe. Un Ecossais, James R. Napier, élabora un appareil dans lequel le café était ébouillanté par de l'eau sous pression de vapeur. Toutefois, la plupart des gens procédaient selon les deux premières méthodes citées. |
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L'expresso, art de vivre à l'italienne Le café-filtre affronte depuis les dernières décennies une forte concurrence venue d'Italie: quelques années avant les expériences de Madame Bentz avec le buvard, un ingénieur milanais avait développé une machine à expresso pour la restauration. Le succès de l'expresso ne démarra cependant qu'après la Seconde Guerre mondiale. On se mit alors à fabriquer les machines en série. Chaque bar qui se respecte en possède une, et les clients consomment souvent leur petit noir au comptoir, avant de poursuivre leur chemin. L'expresso est devenu un symbole à part entière de « l'italienità», le mode de vie à l'italienne. La machine à piston fonctionne selon le système pompe-pression: avec une importante pression (9 Bar), l'eau passe en 25 à 30 secondes, à la température de 90 à 95 degrés Celsius, à travers le café moulu. C'est cette méthode qui donne au café sa mousse typique, la Crema. Il était impossible de préparer un véritable expresso à la maison, car avec la légendaire cafetière italienne «Moka Express» de 1933, la cafétière à pas-de-vis, à poser sur la cuisinière, on ne prépare pas d'expresso, mais uniquement du café fort. |
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La Crema: plus qu'une petite mousse Un bon expresso se déguste presque bouillant, avec ou sans sucre, dans une tasse à paroi épaisse, préchauffée. Dans l'idéal, il est servi accompagné d'un verre d'eau - qui neutralise la dernière gorgée. La tendre Crema, mousse beige coiffant le breuvage d''un noir profond, est l'indice que la machine à expresso a fonctionné avec la bonne pression et la bonne température. La Crema a son utilité: elle retient les arômes de l'expresso jusqu'à ce qu'il soit remué ou bu. |
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La révolution des dosettes Les machines à piston exigent beaucoup de précautions d'emploi et un entretien régulier. En Suisse, dès les années soixante-dix, les professionnels du café ont réfléchi à une méthode plus simple et néammoins élégante de préparer et déguster l'expresso. Un nouveau produit vit bientôt le jour: la portion de café en capsule - le Nespresso.
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Coffeeshops - lifestyle à emporter En 1971, une ère nouvelle a débuté aux USA: le café s'est fait l'étendard du lifestyle américain, avec l'ouverture du premier coffeeshop Starbucks à Seattle. Starbucks y proposait du café dans diverses variétés, mélanges et tailles de récipients. Le buveur de café qui souhaitait encore plus de goût pouvait s'offrir un café additionné de sirop, p.ex. de noisettes, caramel ou chocolat. Récemment, des boissons réfrigérées au café ont fait aussi leur apparition. La chaîne américaine avait également introduit un tout nouveau concept: le «coffee to go», autrement dit, le café à emporter, à commander au comptoir, en gobelet adapté au transport, et à consommer en chemin ou au bureau. Les clients peuvent aussi le consommer sur place. Le public cible - urbain, jeune et dynamique - y est invité par des canapés, un fond musical discret, de la lecture et un accès Internet. Cet aspect de «l'American way of life», côté café, se retrouve dans des films comme «You’ve got Mail» («Vous avez un message», 1998) et dans des séries tendance comme «Sex and the City». L'objectif selon lequel le Caramel Macchiato doit avoir le même goût à Paris, Zurich ou New York, semble plaire à beaucoup. Des maisons d'inspiration plus européennes, comme les chaînes Caffe Spettacolo, Tchibo ou même votre café préféré au coin de la rue, profitent aussi de ce regain d'intérêt pour le café. Texte: Alexandra M. Rückert |
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Un latte macchiato s'il vous plaît! Le Latte macchiato, cette délicieuse boisson bicolore est très facile à faire soi-même. Tout l'art consiste à verser le lait et le café dans un verre épais sans qu'ils se mélangent. Recette: Latte macchiato |
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