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Thaïlande: piments et pâtes de curry On distingue en Thaïlande quatre grandes régions, dont les cuisines présentent d'importantes différences. Le Nord qui jouxte la Birmanie et le Laos a une préférence pour la viande de porc et le riz gluant. Berceau de la cuisine classique, la partie centrale du pays est dominée par les currys. On y apprécie aussi beaucoup les soupes comme la tom kha gaï au poulet et lait de coco. La salade de papaye verte (som tam) est une spécialité du Nord-Est aux frontières du Laos et du Cambodge. Le Sud est la région des currys inspirés de l'Inde et des plats influencés par les cuisines malaise, chinoise et musulmane. En Thaïlande, le repas est toujours un moment de convivialité. Tous les mets sont posés en même temps sur la table et chacun se sert au gré de ses envies. La cuisine thaïe ne connaît pas d'ordre des plats. Les mets sont subtilement épicés. Ils sont équilibrés, sains et légers. Toutefois, certains sont très très piquants pour nos papilles! Les nouilles sont les seuls plats que l'on mange avec des baguettes. Tous les autres se dégustent avec une fourchette et une cuillère. La Thaïlande est célèbre pour ses pâtes de curry raffinées, le plus souvent préparées fraîches. En plus des pâtes de curry rouge et verte, il y a la pâte penang aux cacahuètes et la massaman très douce. Généralement préparé avec de la viande de bœuf, le curry massaman jaune est un plat musulman traditionnel originaire du sud de la Thaïlande. Il est fortement influencé par la cuisine indienne. Recette: Curry massaman |
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Vietnam: rouleaux et crème brûlée Les connaisseurs considèrent la cuisine du Vietnam comme la meilleure d'Asie. Cette cuisine légère est marquée par la situation et l'histoire du pays. De la Chine, son grand voisin, le Vietnam a adopté les plats au wok. De l'Inde vient la préférence pour les mets végétariens. Quant à la domination coloniale française, elle a laissé des traces sous forme de spécialités comme la baguette, le croissant, la crème brûlée ou le consommé. Ce dernier constitue la base du fameux pho bo, une soupe de vermicelles et bœuf. Mais le plat national reste le rouleau de printemps, enveloppé d'une feuille de riz qui laisse voir en transparence une farce composée de vermicelles, viande hachée, crevettes et coriandre. Le rouleau de printemps se mange cru, sauté ou frit. Des Chinois, les Vietnamiens ont aussi adopté les baguettes et la présentation des mets en petites bouchées. Des Français, ils ont repris le goût des préparations caramélisées. Exemple: la crème brûlée. Au Vietnam, toutefois, ce dessert est parfumé à la citronnelle ou aux feuilles de limettier kaffir. Le caramel se retrouve aussi dans maintes sauces qui accompagnent les plats salés. Recette: Ailerons de poulet au caramel |
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Chine: canard laqué et poivre du Sichuan La cuisine chinoise exprime toute la diversité des paysages et des zones climatiques des provinces. On distingue en gros au moins quatre grandes cuisines régionales. La cuisine pékinoise des régions froides au nord est mondialement célèbre pour son canard. Ici, les nouilles remplacent le riz. La cuisine de Shanghai, dans l'est du pays façonné par l'eau, a une préférence pour les préparations à l'aigre-doux, comme le porc à l'aigre doux. La cuisine du Sichuan dans l'Ouest montagneux aime les plats piquants et fait grand usage des piments, du poivre du Sichuan et des herbes sauvages au goût poivré. Enfin, la cuisine cantonaise du Sud subtropical est réputée pour ses plats au wok à base d'ingrédients frais et croquants, p.ex. chow mein, nouilles sautées aux légumes et viande. Les petites bouchées diversement farcies - dim sum, wan tan et rouleaux impériaux - sont connues et appréciées dans le monde entier. Tous ces mets ont en commum une même recherche d'équilibre et d'harmonie. Les cuisiniers chinois, comme les ménagères, suivent les principes du yin et du yang. Ils choisissent et préparent leurs plats en fonction du rapport équilibré entre féculents, viande, et légumes. Les ingrédients sont frais et cuits rapidement pour leur garder leurs vitamines. La province du Sichuan est réputée pour sa maîtrise de l'art culinaire. Les mets sont piquants, mais agréablement, car ils sont censés favoriser l'équilibre dans le corps. Recette: Crevettes à la mode du Sichuan |
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Japon: soupe de miso et nouilles La cuisine japonaise ne se limite pas au sushi et au sashimi. Elle est légère, saine et riche en vitamines. Les Japonais accordent une importance capitale à la qualité et à la fraîcheur des produits. Les plats sont tous servis en même temps et mangés avec des baguettes, sauf les sushis que l'on déguste traditionnellement avec les doigts. La soupe de miso est aussi mondialement célèbre. Ce léger bouillon à base de miso (pâte fermentée de haricots soja) et de dashi (fumet de poisson) est agrémenté de tofu et de légumes. On le boit directement au bol et se sert des baguettes pour repêcher la garniture. Faire slurp-slurp n'est pas impoli! La soupe de miso accompagne tous les repas, même le petit-déjeuner. Pendant des siècles, la consommation de viande rouge est restée interdite dans ce pays majoritairement bouddhiste. On n'y mange du bœuf que depuis 1850, et du porc depuis un siècle à peine. Les plats uniques avec viande sont aujourd'hui très prisés. Le shabu-shabu est la version japonaise de la fondue chinoise. Les nouilles japonaises connaissent aussi chez nous un succès grandissant. Dans les soupes, comme garniture ou comme plat unique, les épaisses nouilles de blé (udon), les nouilles foncées au sarrasin (soba) et les délicates ramen comptent de plus en plus de fans. Recette: Nouilles soba sautées |
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Indonésie/Malaisie: nasi et bami goreng Les cuisines d'Indonésie et de Malaisie présentent beaucoup de similitudes. Favorisées par le commerce maritime, les cuisines chinoise, arabe et indienne ont exercé très tôt une profonde influence sur l'art culinaire de ces deux Etats insulaires. Simples minicuisines en plein air, où les clients s'installent sur des tabourets, gargotes éclairées au néon, meublées de quelques tables recouvertes d'une nappe en plastique et d'un téléviseur qui braille, ou restaurants chic: on mange bien pour ainsi dire partout. A la campagne et dans les milieux pauvres, on mange encore souvent avec les doigts bien que l'usage du couteau, de la fourchette et de la cuillère tende à se répandre. On voit rarement des baguettes et seulement pour les plats (de nouilles) typiquement chinois. Le repas indonésien ne s'embarrase pas de plusieurs services. Les mets sont tous présentés en même temps. Les plats les plus populaires de ces deux pays sont les brochettes saté et sauce aux cacahuètes, le riz sauté (nasi = riz, goreng = sauté) et les nouilles sautées (bami = nouilles). Riz et nouilles sont sautés au wok avec quelques légumes et éventuellement des œufs, du poulet ou du poisson. Un repas simple, sain et vite fait. La fameuse table de riz est une invention des colons Hollandais qui avaient coutume de réunir sur un buffet festif jusqu'à 40 plats indonésiens différents. Recette: Nasi goreng (riz sauté) |
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Inde: curry et tandoori Le terme «cuisine indienne» recouvre en fait des cultures culinaires du subcontinent indien très distinctes, allant du Pakistan au Bangladesh. Les différentes habitudes régionales sont marquées par la diversité des populations, des religions et du climat. On distingue en gros trois grandes cultures culinaires: au Nord (Himalaya, Cachemire) est cultivé le riz basmati mondialement célèbre. Cette région est aussi réputée pour ses tandooris, mets cuits dans le tandoor, un four typique en argile. Le Centre abrite les sites sacrés des hindous (varanasi) et des bouddhistes (sarnath). La cuisine végétarienne occupe ici une place importante. Dans le Sud tropical (Goa, côte de Malabar), on aime en revanche le feu du piment. Les currys sont des apprêts typiques de la cuisine indienne. La base de ces plats uniques en sauce très relevée est constituée par de subtils mélanges d'épices qui, en Inde, portent le nom de masala et non pas de curry. La plupart de ces masalas contiennent du curcuma. En forte proportion, c'est lui qui donne au curry sa couleur jaune intense. Toutefois, le mélange d'épices le plus important reste le garam masala composé de piment de la Jamaïque, gingembre, laurier, cannelle, clou de girofle, coriandre, cardamome, cumin, muscade et poivre. Il est ajouté au plat seulement au moment de servir. Recette: Agneau aux abricots Texte: Daniela Rinderknecht |
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Avoir la bonne technique
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Et maintenant lancez-vous! Certains basiques sont naturellement nécessaires dès que l'on veut cuisiner asiatique. Des produits de base comme le riz, ainsi que les principales épices et pâtes condimentaires, en font certainement partie. Certains sont disponibles dans les grands supermarchés Coop, d'autres uniquement dans les épiceries asiatiques ou indiennes. Si vous n'en avez pas à proximité de chez vous, cela vaut la peine d'acheter et d'avoir en réserve au congélateur des ingrédients frais comme des feuilles de limettier kaffir, de la citronnelle ou du gingembre. Mais pour beaucoup d'ingrédients, il existe un produit de remplacement. Des légumes exotiques comme l'okra, le pak-choï ou les aubergines pois ne sont pas indispensables. Vous pouvez facilement les remplacer par des légumes de saison: p.ex. okras par des courgettes, pak-choï par des côtes de bette ou des épinards, et aubergines pois par des petits pois frais. Beaucoup d'épices difficiles à se procurer peuvent aussi se remplacer par d'autres plus accessibles: p.ex. galanga par du gingembre, feuilles de limettier kaffir par du zeste de citron ou de limette, et basilic thaï par du basilic courant et une pincée de girofle en poudre. Des produits de remplacement existent même pour les produits spéciaux utilisés dans la cuisine japonaise. Une info produit détaillée avec indication de la disponibilité et produits de remplacement, ainsi qu'une liste pratique des basiques, figurent dans le nouveau livre de Betty Bossi «La cuisine asiatique». |
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Du vin avec le curry? Dans la plupart des pays asiatiques, le repas s'accompagne de thé. Mais on boit aussi de l'eau et des jus de fruits. Parmi les boissons alcoolisées, la bière est très répandue. Les bières asiatiques Tsing Tao (Chine), Kingfisher (Inde), Sapporo (Japon) ou Tiger (Singapour) sont connues chez nous et facilement disponibles. Mais qu'en est-il du vin?
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Le tout nouveau livre: «La cuisine asiatique» Désormais, vous pouvez vous régaler chez vous en cuisinant - sans connaissances préalables - les plats que vous commandiez toujours au restaurant. Sur 320 pages, l'ouvrage de référence «La cuisine asiatique» permet de réussir des recettes sweet & sour, currys thaïs et même sushis en un tour de main! Pour la premières fois, les recettes les plus populaires de 7 pays d'Asie se trouvent réunies dans un livre. De la Chine au Japon et du Vietnam à l'Inde, Betty Bossi a rassemblé les plus connues. Actuellement, le tout nouveau livre de Betty Bossi «La cuisine asiatique» existe aussi en offre combinée avec le Couteau zigzag. Parallèlement à la sortie du livre, notre boutique propose toute une série d'autres ustensiles utiles pour la cuisine asiatique dont certains uniquement en ligne. Egalement à nouveau disponible: le best-seller de Betty Bossi «Fascinant Curry» en combinaison avec le Curry Mix «Tricolore», composé de 3 mélanges de curry spécialement élaborés pour Betty Bossi. De quoi vous lancer sans attendre! Boutique en ligne «La cuisine asiatique» ... |
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