|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
![]()
|
Adieu tristesse Les années 50 annoncent la couleur jusque dans la cuisine. Autrefois parent pauvre cantonné au beige, la cuisine prend désormais des allures de laboratoire équipé d'un frigo et d'ustensiles futés aux couleurs pétantes. Après des années de vaches maigres, on a envie d'expérimenter aux fourneaux et de découvrir cuisines du monde et produits exotiques. Magazines, télévision, traditions culinaires des immigrés venus des pays voisins et nouveaux concepts de gastronomie inspirent la ménagère moderne. Les publicitaires redéfinissent son rôle, affirmant que: «Les deux questions qui se posent désormais dans la vie d'une femme sont: qu'est-ce que je vais mettre aujourd'hui? Et qu'est-ce que je vais faire à manger?» |
![]()
|
Envies d'ailleurs «Les recettes font le tour du monde», écrit Elisabeth Fülscher à la fin des années 50 dans la réédition de son célèbre livre de cuisine. Le riz Casimir, qui continue aujourd'hui de nous faire saliver, incarne ce répertoire culinaire hétéroclite. Créé par Ueli Prager, le fondateur de Mövenpick (plus de détails dans notre article «Riz Casimir: 55 ans de succès»), il concentre toutes les nouveautés apportées par les années 50: des arômes inconnus jusqu'alors, d'audacieux mariages de saveurs et de couleurs. Au centre d'une couronne de riz d'un blanc immaculé resplendit un curry jaune d'or. Ananas, banane et raisins de Corinthe escortent la viande. Des lanières de poivron rouge ou des bigarreaux posent des touches de couleur. Suggestion: une alternative surprenante au classique Riz Casimir: notre Casimir aux fruits secs. Les plus pressés - car finalement l'économie est en plein boom - calment une petite faim avec une salade Waldorf. La recette de ce mariage onctueux et fruité de céleri râpé, pomme, noix et beaucoup de mayonnaise vient des Etats-Unis. Même origine pour le dessert glacé nommé banana split, composé de trois boules de glace de parfum différent, d'un nappage chocolat, d'une banane et de crème chantilly. Le bigarreau est le décor incontournable de tous ces régals. Cette cerise rouge couronne aussi bien les mets froids que chauds, sucrés ou salés. |
![]()
|
Exotisme de façade Un des classiques des années 50 dont le succès ne se dément pas est le toast Hawaï. Comme le riz Casimir, ce plat coloré et vite fait mise sur le sucré-salé. Et comme lui, son nom suggère une origine exotique. En réalité, ce n'est que de la frime. Le toast Hawaï est une invention de Clemens Wilmenrod. A partir de 1953, l'acteur devient l'animateur vedette de la première émission de cuisine programmée en direct à la télévision allemande. Elle s'intitule: «A table dans dix minutes». Wilmenrod compense ses carences culinaires par son bagout et son charisme. Il cite des auteurs et des penseurs pour présenter par exemple des «fraises fourrées», dans lesquelles il a simplement enfoncé une amande. Héritage le plus célèbre de Wilmenrod, le toast Hawaï va dorénavant apparaître sous différentes formes. Le dénominateur commun du toast, du steak ou de la pizza Hawaï est l'ananas. Notre Pitta farcie à l'ananas, au maïs et au rôti en croûte en est aussi une savoureuse déclinaison. Tout comme les Légumes à l'aigre-doux, notre référence végétarienne aux années 50. Dans la recette originale, le toast Hawaï est composé d'une tranche de pain de mie et d'ananas en boîte, recouvertes de jambon et gratinées au fromage. Sans oublier le bigarreau rouge, inévitable décor des années 50. |
![]()
|
L'Italie conquiert la cuisine Les Italiens vont exercer une influence durable sur la cuisine helvétique. Premièrement parce que la côte méditerranéenne devient une destination de prédilection après les années de guerre. Deuxièmement avec l'afflux de main-d'œuvre étrangère, dès 1950, en raison du boom économique. La majorité de ces travailleurs vient d'Italie. Très vite, on voit éclore les premières pizzerias. Des fenêtres des voisins immigrés s'échappent un délicieux fumet de sugo et d'ossobuco. Sugo al pomodoro et Ossibuchi (deux recettes de Betty Bossi) ont de quoi rajeunir nos souvenirs gourmands. Et bientôt, la Sauce bolognaise que nous concoctons, sera plus célèbre qu'à Bologne, sa ville d'origine. Plat merveilleux, nos Spaghettis au pesto à la mode de Trapani évoquent la Sicile, et les Trofiette à la sauce trevisano et prosecco consolent les nostalgiques de la Ligurie. Toutefois, les premières tentatives de copier ces mets ratent lamentablement. Le savoir-faire fait encore défaut: on se contente de napper les spaghettis de concentré de tomates. Et les pâtes elles-mêmes sont souvent réduites à un triste plat de colle. Même Elisabeth Fülscher, auteure d'un livre de cuisine, échoue. Dans la recette n° 1016, elle recommande de cuire les spaghettis 15 à 20 minutes. Face à une telle torture, même les ménagères chevronnées baissent les bras. Pour le moment, la cuisine italienne existe en conserve: c'est le début du triomphe des raviolis en boîte. Suggestion: retrouvez d'autres inspirations gourmandes de classiques italiens dans les deux livres de Betty Bossi «Antipasti et Pasta» et «La cuisine italienne». |
![]()
|
Magie du temps Les progrès techniques et économiques donnent le tempo à la maison et popularisent la cuisine rapide. A côté des raviolis, on retrouve la fondue et les röstis comme plats tout prêts. Les fabricants d'appareils misent aussi sur la vitesse des appareils électroménagers. En 1950, Roger Perrinjaquet présente son invention, un mixeur plongeant. Ce bricoleur romand le baptise simplement Bamix, en référence à sa fonction de «battre et mixer». L'appareil permet de confectionner une crème en un clin d'œil, de fouetter de la crème en chantilly, ou de mixer légumes et fruits, comme pour nos Eclairs à la crème aux mûres dont la couleur évoque si bien les années 50 bariolées. Un an avant que le mixeur plongeant conquiert la cuisine, la maison Kuhn Rikon lance la Duromatic. Celle qu'on appelle encore «cocotte-minute» raccourcit d'un tiers la cuisson des ragoûts, haricots au lard et choucroute. Aujourd'hui, l'autocuiseur a de nouveau la cote, car il est beaucoup moins gourmand en énergie que les casseroles classiques. Une autre invention des années 50 fait également fureur depuis quelques temps. Il s'agit du siphon. Les chantres de la cuisine moléculaire l'ont remis au goût du jour pour réaliser leurs spectaculaires espumas, véritables nuages de saveurs. Suggestion: le puissant Mixeur plongeur sans fil de Betty Bossi est en quelque sorte le prolongement du Bamix de Perrinjaquet. Sans fil à la patte, il permet de mixer en toute sécurité, avec une entière liberté de mouvement. |
![]()
|
Les stars de la fête Le week-end est le moment de la semaine où l'on aime faire la fête et se retrouver entre amis autour d'un buffet froid. Chacun se sert et picore à son aise. Au menu, plateau de jolis canapés, asperges en boîte roulées dans du jambon, œufs mimosa, Salade russe et autres délices. En vedette, de mignons «fruits-hérissons», dans lesquels sont plantées des piques en bois avec des petits dés de fromage, radis, quartiers de tomates, raisins et olives. Plus l'ambiance est chaude, plus on a envie de boissons cool. Parmi les grands classiques des années 50, on retrouve les punchs (p.ex. Punch aux fraises de Betty Bossi), la confiture de vieux garçon et les cocktails (p.ex. Sorbet Bellini de Betty Bossi). Notre Cocktail à l'ananas est un hommage à cette décennie pleine de fantaisie. Les verres sont garnis d'une paille et décorés de petites ombrelles en papier, de fleurs et de brochettes de bigarreaux. |
![]()
|
Betty Bossi: enfant prodige des années 50 1956 voit naître Betty Bossi. Populaire dès le début, elle démarre sa carrière en trombe. Simple feuille imprimée recto-verso, le «Courrier Betty Bossi» s'inscrit tout à fait dans l'air du temps. Il répond aux attentes des ménagères qui y trouvent tout ce qui concerne leur quotidien: plan de budget, travaux d'aiguilles, trucs et astuces pour le ménage et - pièce de résistance - de nouvelles recettes et suggestions de menus. Au cours des 55 années qui vont suivre, Betty Bossi démultiplie son talent. Elle incarne aujourd'hui la compétence en matière culinaire. L'Histoire de Betty Bossi est une sucess story à nulle autre pareille. Texte: Stephanie Riedi |
![]()
|
|
| imprimer la page |